Au fil des saisons
Vacances de la Toussaint : dormir ailleurs sans casser le rythme

Les vacances de la Toussaint 2026 courent du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre, pour les trois zones. Deux semaines pendant lesquelles beaucoup d'enfants vont dormir ailleurs : chez les grands-parents, en location, chez des amis. Et beaucoup vont mal dormir. Ce n'est pas une fatalité, et ça se prépare en une demi-heure avant de partir.
Pourquoi un enfant dort mal ailleurs
La raison n'est pas le lit. C'est l'accumulation de petits écarts, dont aucun n'est grave isolément.
- La lumière. Une chambre d'amis a rarement des rideaux occultants. Un lampadaire dans la rue, une veilleuse de couloir, un volet qui ne ferme pas complètement suffisent à retarder l'endormissement.
- Le bruit. Pas le volume, la nouveauté. Un radiateur qui cliquette, un plancher qui craque, une route qu'on n'entend pas chez soi : le cerveau ne les a pas encore classés comme inoffensifs, donc il les surveille.
- La température. Chez les grands-parents, la maison est souvent plus chauffée. Une chambre à 22 °C au lieu de 18 °C, et vous avez un enfant qui transpire et se réveille.
- Le couchage. Matelas d'appoint plus mou, oreiller d'adulte trop haut, couette pour deux personnes. C'est là que se joue l'essentiel, et c'est ce qu'on regarde le moins.
- Le rythme. Repas plus tard, siestes sautées, cousins jusqu'à 22 h. En vacances c'est normal — encore faut-il l'assumer plutôt que de s'étonner du résultat.
Ce qu'il faut emporter, par ordre d'utilité
Le principe : on ne peut pas reproduire la chambre, mais on peut emporter les repères sensoriels — ce que l'enfant sent, touche et voit au moment de s'endormir. C'est ce qui dit à son cerveau « c'est le moment de dormir », indépendamment du lieu.
- Son oreiller. Le repère le plus efficace, et le plus souvent oublié. C'est ce que sa joue touche toute la nuit, avec son odeur. Un oreiller d'enfant est petit et léger — il tient dans le coffre sans discussion. Et il vous évite l'oreiller d'adulte à 12 cm de la chambre d'amis, qui met la nuque en flexion toute la nuit.
- Son doudou et sa taie habituelle. L'odeur compte autant que la matière. Ne lavez pas la taie la veille du départ.
- Sa veilleuse. La même, pas une autre. Une lumière différente n'est pas un repère, c'est une nouveauté de plus.
- Le livre du soir, ou le rituel quel qu'il soit. L'enchaînement bain-pyjama-histoire-lumière est le signal le plus fort dont vous disposez, et il est gratuit.
- De quoi occulter. Deux pinces à linge robustes transforment n'importe quelle serviette sombre en rideau occultant. C'est peu élégant et redoutablement efficace.
Les trois premières minutes dans la chambre
À l'arrivée, avant de défaire les valises, prenez trois minutes pour installer le couchage :
- Retirez l'oreiller d'adulte du lit et mettez le sien à la place. Ne les empilez pas.
- Vérifiez la température. Si la chambre est au-dessus de 20 °C, baissez le radiateur en arrivant — une pièce met deux à trois heures à redescendre.
- Faites entrer votre enfant dans la chambre en journée, à la lumière, pour qu'il la voie avant de devoir y dormir dans le noir.
Le rythme : jusqu'où lâcher
Les vacances servent aussi à ça, et un enfant qui se couche une heure plus tard trois soirs de suite ne se casse pas. Deux garde-fous suffisent :
- Gardez l'heure du lever à peu près stable. C'est le lever qui tient le rythme, plus que le coucher. Un enfant qu'on laisse dormir jusqu'à 10 h pour compenser une soirée tardive décale toute sa semaine.
- Reprenez le rythme deux jours avant la rentrée — soit le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre, pour une rentrée le lundi 2. En avançant le coucher de 20 à 30 minutes chaque soir.
Attention au chevauchement avec le changement d'heure
Cette année, les deux tombent en même temps : le changement d'heure a lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre, en plein milieu des vacances. Votre enfant sera donc doublement décalé — par le lieu et par l'horloge.
Bonne nouvelle : les vacances sont le meilleur moment pour encaisser le changement d'heure, parce qu'il n'y a pas d'école le lendemain. Le plan progressif se met en place plus facilement quand le réveil ne sonne pas. Le plan des quatre soirs est détaillé ici.
Au retour
Une nuit ou deux de réadaptation à la maison sont normales, même dans son propre lit. Reprenez le rituel habituel sans commentaire, sans négocier, sans compenser la fatigue par un coucher plus tardif. Ça se remet en place tout seul en deux ou trois jours.
En résumé
- Vacances de la Toussaint 2026 : du 17 octobre au 2 novembre, toutes zones.
- Ce qui perturbe le sommeil ailleurs, c'est l'accumulation de petits écarts, pas le lit en lui-même.
- Emportez les repères sensoriels : oreiller, taie non lavée, doudou, veilleuse, livre.
- Retirez l'oreiller d'adulte du lit d'appoint et baissez le chauffage en arrivant.
- Gardez le lever stable, et reprenez le rythme deux jours avant la rentrée.
L'oreiller Dormille
Un oreiller d'enfant à la bonne hauteur est un repère qui se transporte : il tient dans un sac, il garde son odeur, et il évite l'oreiller d'adulte de la chambre d'amis. Dormille en propose trois tailles pour les 2 à 14 ans, à double hauteur réversible, avec un cœur aéré à micro-tubes et une housse en lyocell — lavable en machine à 30 °C au retour des vacances. Ne convient pas aux enfants de moins de 24 mois.
